jeudi 5 avril 2012

énurésie et lâcher-prise....

ToujoursDevant, la locomotive.

Il était une fois une belle locomotive qui s’appelait ToujoursDevant. C’était un drôle de nom, mais aussi c’est normal, pour une locomotive, d’être toujours devant, alors la petite locomotive aimait bien son nom.
Elle avait une belle couleur jaune, presque dorée, et un petit sifflet qu’elle utilisait de temps en temps et qui faisait « piiip piiip piiiip »…quand elle voulait s’arrêter un peu et faire une pause.

Elle faisait toute la journée de beaux voyages, elle emportait les voyageurs de Paris à Vannes, et de Vannes à Paris, et puis de Paris à Bordeaux et de Bordeaux à Paris, et elle aimait beaucoup ça. Entre deux, elle faisait de petites pauses « piiiip …piiiip…..piiip ». La vie était belle pour ToujoursDevant.

ToujoursDevant aimait beaucoup regarder les paysages, et elle trouvait vraiment jolies toutes ces belles régions qu’elle devait traverser. D’ailleurs, elle connaissait les chemins et les rails par cœur.

ToujoursDevant trouvait qu’elle faisait le plus beau métier du monde. Quand elle arrivait à la gare, elle s’arrêtait en soufflant très fort, et les passagers descendaient tous en même temps, comme si c’était la sortie de l’école !

Alors d’autres passagers montaient, et ils portaient avec eux des valises, et ToujoursDevant se demandait bien ce qu’ils pouvaient transporter comme ça…mais elle ne l’a jamais su, figure toi ! Les valises restaient fermées tout le temps, et surement les voyageurs allaient les ouvrir ailleurs, parce que ToujoursDevant n’a jamais vu ce que tous ces gens transportaient ainsi ! Alors elle regardait ses rails, et zou… en route !

Je ne sais pas si tu as déjà pensé à ce qui se passe dans la tête d’une belle petite locomotive comme ToujoursDevant…

Au début, tout allait bien, elle regardait le paysage, et c’était si joli…. Parfois, elle prenait même le temps de ralentir pour mieux voir une forêt ou des petits lapins en train de jouer dans l’herbe…

C’était vraiment une vie merveilleuse, et ToujoursDevant ne s’ennuyait jamais, et elle se disait dans sa tête de locomotive que les passagers devaient être heureux que le trajet soit si joli quand ils regardaient par la fenêtre ! alors souvent, elle ralentissait encore un peu pour qu’ils voient mieux…!

Et puis un jour, pendant qu’on lui donnait des recharges pour son prochain voyage, elle a entendu les passagers sur le quai

-bon sang ! ils peuvent pas être à l’heure avec leurs trains ?! on a encore 15 minutes de retard aujourd’hui ! on n’a pas que ça à faire de regarder les petites fleurs, nous !

-oui, on se demande pourquoi le train est aussi peu régulier, on ne peut pas faire confiance aux horaires, c’est terrible !

-à qui le dites-vous ! on ne peut rien prévoir, on n’arrive jamais à la même heure !!…

ToujoursDevant était toute triste.

Je crois que c’est là que quelque chose a changé pour elle, tu sais.

Elle croyait vraiment que la vie et le rail étaient beaux pour tout le monde, et que ce qui était beau était la chose la plus importante du monde,

et elle venait de s’apercevoir que certaines personnes ne sont jamais contentes !

Alors ToujoursDevant, qui devenait toute triste, a demandé à faire les voyages de nuit. Elle irait toujours de Paris à Bordeaux et de Bordeaux à Paris, mais cette fois, elle tirerait des wagons-lits, et transporterait des voyageurs endormis.
La nuit, elle ne verrait pas les forêts et les petits lapins, alors elle ne prendrait plus trop de temps, et ne feraient plus de petites pauses, et les voyageurs seraient tous à l’heure, et ils ne râleraient plus !

Et pour qu’ils soient encore mieux, ToujoursDevant, qui aimait toujours beaucoup son métier de locomotive, faisait attention de rouler bien régulièrement, et le bruit des roues sur les rails faisait comme une berceuse et tous les passagers dormaient merveilleusement bien. Lorsqu’ils arrivaient le matin, à Bordeaux ou à Paris, ils avaient le sourire, et ToujoursDevant était contente.

ToujoursDevant trouvait un peu triste quand même de faire cette route dans le noir, surtout que dans le noir, on sent souvent un petit peu comme si on était tout seul.. Oh, il y a bien les lumières des maisons, un peu partout, mais ToujoursDEvant ne pouvait pas quitter ses rails pour aller faire des coucous à leurs fenêtres, tu t’en doutes !

Mais la locomotive ne s’arrêtait pas, elle faisait tout son chemin d’une seule traite. Elle ne voulait surtout pas réveiller ses passagers endormis !

Sur son trajet, elle voyait bien que les barrières des passages à niveaux étaient toutes baissées pour qu’elle avance sans s’arrêter : elle pouvait y aller tranquillement, et continuer sur sa lancée, les passagers dormaient d’un seul sommeil dans le plus grand confort !

En arrivant, elle était toujours fière de voir qu’ils comptaient sur elle aussi fort, et qu’ils étaient aussi contents d’avoir si bien dormi !

Et ils redescendaient du train avec leurs valises toujours pleines et mystérieuses …qu’ils allaient surement ouvrir ailleurs…. Et ToujoursDevant se demandait toujours ce qu’il y avait dedans…. Mais ça, je crois qu’elle ne le saura jamais, tu ne crois pas ?

C’est un très joli métier, d’être une locomotive, et cette locomotive-là avait un nom très spécial, puisqu’elle s’appelait ToujoursDevant…

lundi 26 mars 2012

Sois Parfaite !

Sois parfaite, dit Dieu. Ta perfection est le soleil de mes yeux et de mon cœur.

Car je t’ai créée parfaite, comment pourrais-tu en douter ?

Je t’ai créée, « part faite » de toute l’Humanité, en choisissant pour toi chaque infime partie de ton tout, et cette œuvre que j’ai ainsi créée, je lui ai donné ton nom.

Œuvre rare et précieuse dont je suis si fier, dit Dieu.

Crois-tu qu’il m’aurait été bien difficile de faire un modèle unique et « parfait » que j’aurais reproduit encore et encore ? Crois-tu que La Joconde serait aussi parfaite avec le visage de la Vénus de Milo, ou encore que Mozart aurait pu écrire les musiques de Bach sans que la terre entière et l’Humanité y perdent une partie de leur sens et de leur richesse ? Quelle pourrait être la perfection de chacun ailleurs que dans son essence propre ?

Sois parfaite, dit Dieu, car ta perfection accomplie sera la reconnaissance de mon œuvre d’amour, cette création à laquelle j‘ai donné ton nom et pour laquelle j’ai choisi chaque infime part faite à travers la création toute entière, à nulle autre pareille.

Car ta perfection, c’est d’habiter tout entiers ton corps, ton esprit, ton cœur et ton âme tels que je les ai créés pour toi, tels que je te les ai donné, confiés. Tu es ma plus belle œuvre et je t’aime.

S’il te plait, ne cherche pas à ressembler à mes autres œuvres, tu n’es pas créée des mêmes parts, et tu n’as pas besoin de changer cela. Laisse les vivre leur perfection, tandis que tu révèles la tienne en toi :

Sois parfaite, avec tous tes défauts, tes regrets, avec tes rêves et tes qualités, avec tes attentes et tes projets, avec tes impatiences et ton exubérance, avec tes limites et tes différences, avec tes espoirs et tes refus, avec tes joies et tes insuffisances, et avec tout ce qui TE fait ce que tu ES, car c’est là qu’est TA perfection, et toi seule au monde peut et sait faire cela aussi bien : être toi-même avec tout ce que tu es.

Sois parfaite, dit Dieu, car ta réalité EST ta perfection, simple et vivante, telle que je t’aime.

Sois toi-même, dit Dieu, aime, vit, chante, danse, rêve, sois telle que je t’ai voulue, et telle que tu es part faite au milieu des autres.

Si tu savais comme je t’aime ! dit Dieu.

jeudi 30 octobre 2008

une histoire pour faire baisser la fièvre des petits

Voici une petite histoire écrite pour une petite fille de 2 ans1/2, pour faire tomber la fièvre.
Evidement, ne racontez cette hitoire que lorsque l'enfant a de la fièvre, afin d elui consrever tout son poids thérapeutique!
ATTENTION : cela agit en complément des sirops d'aspirine ou de paracétamol, et non pas à la place. Je ne prétends pas remplacer les médications, mais les accompagner (ou vous permettre de les espacer davantage, eventuellement)

La machine qui chauffe trop fort.

Dans une maison, il y a une très jolie machine, un peu rose, qui fait des choses importantes toute la journée, avec des petits bruits rigolos. Une très belle machine.

Mais voilà qu’aujourd’hui, la machine semble bizarre. Ce n’est pas comme d’habitude. Aujourd’hui, la machine chauffe trop fort.

Alors on fait venir le monsieur des machines. Dès qu’il arrive, il dit « oh, lala-lali-lala ! je sens bien que cette machine chauffe trop fort ! »
Alors il regarde dans la machine, et il met des produits spéciaux pour les machines qui chauffent trop fort. De drôles de produits qui collent un peu, et qui sont roses, ou jaunes, avec une odeur spéciale aussi.
Mais la machine chauffe toujours de trop.
Alors le monsieur des machines regarde encore, et dit « oh, lala-lali-lala ! cette machine chauffe encore trop fort ! »
Il cherche dans ses outils, et il regarde partout si quelque chose dans la machine est cassé… mais non, il ne trouve rien de cassé. Tout va bien….

Alors il dit « bon, je reviendrai demain matin. Je sais que quand les machines comme ça chauffent trop fort, il faut les mettre dans le noir tout doux toute la nuit, et au matin, elles remarchent très très bien…. Alors, on va mettre cette machine dans le noir tout doux toute la nuit, et je reviens voir demain…. »

Alors ils mettent la jolie machine un peu rose dans le noir tout doux toute la nuit, et devine ??
Au matin, comme le monsieur avait dit, la machine a remarché tout a fait bien, comme avant !!
Et... oh, lala-lali-lala!... elle est toujours aussi jolie, en plus !

C. BUREL 2008

mardi 7 octobre 2008

prendre son temps, anti stress....




voici une histoire pour un enfant qui fait tout un peu trop vite, peut-etre en raison d'un stress particulier. une histoire pour apprendre à prendre son temps tranquillement, sans avoir peur que les choses nous echappent ou échappent à notre controle.....
Lapinou aime prendre son temps.
Lapinou est un petit lapin qui grandit un petit peu tous les jours. Il habite avec son papa lapin, sa maman Lapinette, et sa petite soeur Lapinouchette dans un grand terrier très agréable au milieu d'une jolie prairie.
Aujourd'uhi, maman Lapinette propose une promenade
"tu viens, Lapinou! on va aller avec Lapinouchette prendre le gouter chez vos amis dans la forêt...."
- mmm, quelle délicieuse idée, se dit Lapinou. une bien jolie promenade en vue.....
Lapinou sait que pour aller dans la foret, il va falloir passer à travers la prairie, traverser le chemin de cailloux, monter la petite côte sablée, et sauter à travers le champ plein d'herbes folles, et il aime beaucoup cette promenade, car son ami Toutvif, l'écureuil, habite dans le deuxième arbre à l'entrée de la forêt...Douceline, l'amie de Lapinouchette, habite au pied du grand chêne de clairière, et ça sent bon la forêt, dans la clairière.
les voilà partis. Maman Lapinette et Lapinouchette marchent devant, comme d'habitude. mais Lapinou, lui, aime prendre son temps. Passer à travers la prairie, ca ne peut pas se faire à toute vitesse, sinon, on ne voit pas les petites fleurs minuscules qui se cachent au milieu des herbes. Et Lapinou aime beaucoup regarder ces petites fleurs minuscules. c'est comme une recherche de trésor, quand il se penche pour les découvrir dans l'herbe, et Lapinou trouve très agréable de trouver des trésors. Surtout que parfois, au milieu de ces petits trèsors, il peut trouver une de ces fleurs jaunes délicieuses qu'il croque avec gourmandise..... mmmm....
Maman Lapinette et Lapinouchette sont dèjà arrivées au borde de la prairie.
-viens-tu, Lapinou ? appelle Maman Lapinette !
-oui, oui, j'arrive, dit Lapinou qui continue à explorer la prairie à la recherche de ces petits trèsors cachés.
-Lapinou, tu viens ? appelle Lapinouchette
-oui, oui, j'arrive, mais je prends--------------- mon------------- temps------------ ! répond Lapinou.
et tranquillement, il arrive auprès de sa maman et de sa petite soeur lapin.
les voilà devant le chemin de cailloux qu il faut traverser... Maman Lapinette tient la main de Lapinouchette, et elles avancent toutes les deux. Lapinou, lui, regarde les petits cailloux. il cherche un petit caillou plus gros que les autres, qu'il emportera pour faire une petite montagne quand il jouera dans sa chambre dans le terrier. il a pensé à ça tout à l'heure, et ca lui semble une bonne idée. alors il regarde par terre où il met ses pattes, en cherchant un petit caillou plus gros que les autres. il en voit beaucoup, il va falloir faire un choix, là, et Lapinou reflechit tellement fort à ces cailloux, qu'il oublie déjà que Maman Lapinette et Lapinouchette sont arrivées de l'autre coté du chemin!
- tu viens, Lapinou? appelle Maman Lapinette
-oui, oui, j'arrive! répond Lapinou en décidant qu'il allait prendre le caillou gris.
-Lapinou, tu viens, dis? appelle lapinouchette
-me voilà, me voilà! répond Lapinou en mettant le caillou gris dans sa poche.
en deux bonds de lapin, il les rejoint, tout content d'avoir trouvé son petit caillou plus gros que les autres.
oh, la douillette petite cote sableuse! c'est doux sous les pattes! et là où le soleil brille, le sable est même un peu plus chaud aussi. Lapinou aime jouer à sauter d'une patte sur l'autre, faire des traces dans le sable en appuyant ses pattes plus fort ou en trainant les pattes pour faire des traits... aujourd'hui, il joue même à marcher à l'envers pour faire croire qu'il descend la cote au lieu de la monter! c'est amusant, de faire des traces dans le sable!
-Lapinou!!!! tu te dépeches? appelle Maman Lapinette
-oui, je suis là, j'arrive! répond Lapinou
-Lapinou, tu viens, dis? appelle lapinouchette
-oui, j'arrive!! je prends------------ mon------------ temps------------ !
Lapinou rejoint maman Lapinette et Lapinouchette, et les voilà arrivés au champ plein d'herbes folles.
Là, ce qui est amusant, c'est de sauter très haut et de se cacher en s'accroupissant à chaque bond dans les grandes herbes.... Lapinou aime bien jouer à ça, et forcément, ca prend du temps, si on s'amuse vraiment.
-Lapinou! on t'attend! dit Maman Lapinette.
-oh, ça c'est chouette, dit Lapinou, car si vous m'attendez, alors j'ai tout mon temps !
-Lapinou, les amis nous attendent aussi! dit Lapinouchette
-eh bien, si ils nous attendent, c'est qu'on va les trouver en arrivant, c'est chouette !
Lapinou sait que son ami Toutvif habite tout près.
il voudrait y aller, mais il aimerait aussi aller chez les amis de Lapinouchette. alors il hésite un peu, et finalement, il se dit que c'est bien que Lapinouchette aille chez ses amis, et lui chez les siens, ils s'amuseront mieux. les amis de Lapinouchette sont un peu bébés, il faut dire, alors que Toutvif, l'ecureuil, est aussi grand que Lapinou, et ils ont le meme plaisir à jouer à des jeux de leur âge, alors que Lapinouchette joue beauoup à la poupée avec son amie Douceline.
Lapinou aime beaucoup la maman de Douceline, parce qu'elle sait faire de très agréables câlins.mais il trouve quand même que les câlins qu'il préfére maintenant, ce sont ceux de sa maman Lapinette. ceux de la maman de Douceline, c'était important surtout quand il etait un peu plus petit, parce que maintenant, quand la maman de Douceline fait des câlins, elle le sert un peu trop fort, et il ne peut plus aller jouer! Comme des câlins pour un bébé, en somme. Mais Lapinou ne se sent plus un bébé, voilà.et c'est chouette d'avoir un copain plus grand.
-maman lapinette? appelle lapinou. Tu veux bien emmener Lapinouchette chez Douceline, maintenant, pendant que je vais moi même chez mon ami Toutvif dès maintenant?
-oh! s'étonne maman Lapinette. Tu ne veux pas nous accompagner jusque chez Douceline? et avoir un calin de sa maman?
Lapinou fait non avec la tête, et explique:
-non, non. moi, je vais chez MON ami toutvif. les câlins de la maman de Douceline, c'est très bien pour Douceline, et c'set très bien pour Lapinouchette, mais là, je suis trop grand, et elle me sert trop fort, comme un bébé, alors non, merci. mais tu peux lui dire que je l'aime bien pendant que je vais jouer chez Toutvif, d'accord?
Et tandis que Lapinou va chez son ami ToutVif l'écureuil, Maman Lapinette emmene Lapinouchette.
tiens, c'est drôle, pense Maman Lapinette. Lapinou n'a pas dit "je prends------- mon------ temps---- pour rejoindre son ami Toutvif..".
(et elle fait un joli sourire de maman qui est fière de son grand lapinou, là)
Si elle savait! Lapinou est justement en train de se dire : je vais laisser Lapinouchette y aller toute seule avec maman Lapinette, ca va me permettre de prendre--- mon - temps-------- comme 'jai envie avec mes amis à moi!youpi!!!

ZUT ! la rechute !

eh oui.... la rechute !vous aviez pourtant raconté l'histoire thérapeutique, et, contre toute attente, ca avait marché, alors pourquoi il rechute??? y a donc rien à faire ? !
Vous êtes formidables, fantastiques.... c'est la première chose importante.
Et lui aussi. ce petit bout de chou est fantastique.

avouez que lorsque vous avez raconté cette histoire pour "stop au pipi au lit", vous doutiez un peu de la reussite. Evidement, "si ca ne fait pas de bien, en tous cas, ca ne fera pas de mal", comme on dit. "on verra bien"...
et on a vu: premiers résultats rapidement positifs... alors, c'est vrai, ça marche ? juste une histoire et zou, plus de pipi au lit? si on avait su ça plus tôt...

et voilà que, du doute, vous passez tellement vite à la conviction ! et maintenant, après une attente reservée des premieres heures ou des premiers jours, vous voilà tellement prêts à tourner definitivement la page....
seulement juste au moment où vous vous installiez dans la satisfaction de ce "bon debarras, ca change la vie!", voilà que l'enfant "vous" fait... une rechute!

Vous vous souvenez lorsqu'il a appris à marcher ? ces premiers pas chancelants, ces hésitations à se lâcher, ces regards tendus vers ce qu'il y a à portée de menotte.... et la conquête victorieuse, LE premier pas sans se tenir.... , le second, hésitant... le troisième....et bien sûr, la chute, prévisible, amortie par les couches, et l'enfant déçu de se retrouver assis en plein milieu de sa conquérante marche...
vous souvenez -vous de vos encouragements ?
-allez, relève toi, c'est bien, tu y arrives! encore un pas, oui! viens par ici, viens!" et vous aviez les bras tendus, accueillants, pour le recevoir.....
vous serait-il venu à l'esprit de lui dire à ce moment "eh bien, alors? tu cours, oui ou non? et les escaliers, c'est pour aujourd'hui ou pour demain??" .... evidement non :-)

Aujourd'hui, la conquête de la propreté est au moins aussi importante que celle de la marche. Saviez-vous qu'un enfant ne peut pas encore être propre tant qu'il n'a pas la capacité de monter et descendre seul un escalier? Ces apprentissages de l'usage de son corps, quelle aventure!
pour cette conquête de la propreté -et quel que soit son âge, même si vous considerez qu'il est "en retard"- offrez lui votre fierté, votre encouragement, de la même façon que lorsqu'il a conquis la marche. et vous le verrez prendre confiance et reussir d'autant plus..... et comme il court vite, maintenant, n'est-ce pas?
vous pouvez lui rappeler comment il a appris à marcher, tout comme je vous le rappelais ci-dessus, et partager avec lui votre souvenir de cet apprentissage, le rassurer, lui montrer que tout ce qu'on apprend n'a pas besoin d 'etre parfait tout de suite...


la rechute, ca peut etre le signe qu'il se pose des questions : est-ce qu'ils m'aiment encore comme quand j'étais "petit" si je deviens plus grand? est-ce que je vais etre obligé de "grandir" pour tout ? rester petit, c'est parfois confortable...
la rechute, ca peut etre l'occasion de comparer ce qu'il y avait avant, ce qu'il y a maintenant.un enfant qui apprend à marcher aime toujours bien se trainer par terre pendant quelques temps....
la rechute, ca peut etre aussi simplement un moment de repos dans une tension du moment : il a tellement envie de ne pas vous decevoir, lorsqu'il s'aperçoit que vous comptez vraiment qu'il soit devenu propre "pour de bon", qu'il a besoin de relacher un peu son effort de temps en temps....qui est-ce qui ne fait jamais de pause ?
la rechute, c'est aussi ce qui permet de comprendre qu'on a grandi, que finalement, on ne veut plus tellement de cette vieille manie....avoir le droit de rechuter, c'est prendre la mesure de ce qu'on veut pour soi, et non pour les autres, et donc en etre plus acteur et responsable.

c'est faire un cadeau à votre enfant que de ne pas tenir compte des rechutes -tant qu'elles sont ponctuelles-

maintenant, si les rechutes sont permanentes, alors il est temps de regarder la situation autrement, et de voir quelle autre interrogation merite qu'on se penche dessus. Une "vraie" rechute, c'est un signal, une façon d'exprimer quelque chose d'important. soyons à l'écoute, sérieusement.